XIL — LES DEUX CHIENS
Gardiens d*un grand troupeau, deux matins vigoureux
Ainsi parlaient un jour entre eux :
« Frère, si les moutons s'écartaient dans la plaine, Au ciseau du tondeur s'ils refusaient leur laine. S'ils voulaient se soustraire au couteau du boucher, Que ferais-tu? — Pour les remettre à Tordre,
A belles dents j'irais les mordre.
Les harceler, les écorcher...
— De tels projets aux miens sont tout à fait contraires : Des loups et des voleurs préservons les troupeaux ; Ne tournons pas contre eux nos gueules meurtrières ; Soyons leurs défenseurs et non pas leurs bourreaux. »