‹ FablesChapitre 177 sur 247 · XIL — LES DEUX CHIENS · texte numérisé non relu

XIL — LES DEUX CHIENS

Gardiens d*un grand troupeau, deux matins vigoureux

Ainsi parlaient un jour entre eux :

« Frère, si les moutons s'écartaient dans la plaine, Au ciseau du tondeur s'ils refusaient leur laine. S'ils voulaient se soustraire au couteau du boucher, Que ferais-tu? — Pour les remettre à Tordre,

A belles dents j'irais les mordre.

Les harceler, les écorcher...

— De tels projets aux miens sont tout à fait contraires : Des loups et des voleurs préservons les troupeaux ; Ne tournons pas contre eux nos gueules meurtrières ; Soyons leurs défenseurs et non pas leurs bourreaux. »

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