TRADUCTEUR DES ODES D'HOBACB
IS décembre 184S.
Voici que le printemps ramène l'hirondelle.
Sur l'aile du zéphir elle revient, fidèle.
Saluer no» prés verts et notre ciel d'azur.
La vie, ô mes amis, n*est qu*une ombre légère! Allons, la coupe en main, danser sar la fougère Et couronner nos fronts des roses de Tibur.
— Que dis^je ! de Thiver souflOe la froide haleine : L'urne de mes festins, c'est Tume de la Seine ; Avec les passereaux je loge sous les toits...
— Ah ! c'est que je rêvais en lisant ton Horace ; Et ces songes dorés que le réveil efface.
Je veux dans tes beaux vers les puiser mille fois.
A M. THÉODORE CARUER,
AUTEUR DE YupfYj.
J*ai VU poindre des jours d'un éclat sans pareil; Aux cieux, que de sa flamme inondait le soleil. Nul sinistre ouragan ne déployait ses voiles ;
J'ai vu de clairs ruisseaux et des lacs transparents. Miroirs que respectait la fange des torrents. Rideaux où, dans la nuit, se berçaient les étoiles ;
J'ai vu des prés couverts de leurs manteaux de fleurs, Balsamiques tapis aux suaves couleurs, Trésors où butinaient les abeilles sauvages...
— Théodore, tes vers sont aussi parfumés, Aussi purs, aussi beaux que les prés embaumés. Que les ruisseaux d'azur et les deux sans nuages.