LES ENFANTS DU PÊCHEUR
Bonance.
Notre père est parti ; pour que Dieu nous le rende,
Frère, nrinne h ffoiiv APAnA.i* f
Frère, prions à deux fionoux!
Sa barque est si petite et la mer est si grande 1 Seigneur, ayez pitié de nous!
Contre recueil, contre l'orage, Seigneur, daignez le secourir; S'il ne revient pas au rivage.
Tous deux il nous faudra mourir.
— Frère, vois ce point dans l'espace.
Ce point que nous montre un éclair...
— Hélas! c'est un oiseau qui passe, Qui passe et disparaît dans l'air.
Notre père est parti ; pour que Dieu nous le rende.
Frère, prions à deux genoux !
Sa barque est si petite, et la mer est si grande!
Seigneur, ayez pitié de nous!
Depuis que notre pauvre mère Parmi les anges remonta, Seul, près de nous, douleur amère!
Tout seul notre père resta.
— Frère, sa voile! bon courage i La vois-tu, frère, à l'horizon?...
— Hélas I ce n'est qu'un blanc nuage Qui vole au gré de l'aquilon.
Notre père est parti ; pour que Dieu nous le rende.
Frère, prions à deux genoux I Sa barque est si petite, et la mer est si grande!
Seigneur, ayez pitié de nous!
Ses filets, sa barque fragile.
Voilà notre unique trésor ; Cette cabane est notre asile; On y fait quelques rêves d'or.
— Frère, qu'apporte cette lame?
Du retour est-ce un précurseur?
— Hélas! elle apporte une rame Et les vôtements d*un pêcheur.
Notre père est parti; pour que Dieu doqs le rende.
Frère, prions à deux genoux !
Sa barque est si petite, et la mer est si grande!
Seigneur, ayez pitié de nous!
Là Fée.
Ballade*
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
Voyez le petit ange !
Voyez Fange venneil!
Un rêve, un rêve étrange Couronne son sommeil.
Une puissante fée.
Aux yeux bleus, au front pur, Porte comme un trophée Une écharpe d*azur.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or.
Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
C'est pour lui, blanche reînc, Que tu portes des cieux
Une corbeille pleine De fruits délicieux, Et puis des fleurs éclose^ Au souiSe du zéphir.
Et des papillons roses Aux ailes de saphir.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or.
Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
Heureux de sa chimère, Quand il revit le Jour, La fée était... sa mère.
Son trésor, son amour; Même il vit, à merveille!
Ëpars sur son chevet Les fleurs et la corbeille Et tout ce qu'il rêvait.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d*or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort«
Du paradis venue Vers notre premier nid.
Une fée ingénue Nous berce et nous bénit; Et puis, sœur ou compagnOt Par la joie et les pleurs Elle nous accompagne En nous couvrant de fleurs.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d*or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.