NE CRIEZ PLUS : A BAS LES COMMUNISTES
Air de Philoctète.
Qnoi! désormais tout penseur est suspect!
Pourquoi ces cris et cette rage impie?
N*avons-nous pas chacun notre utopie Qui de chacun mérite le respect?
Ah ! combattez vos penchants égoistes Par les élans de la fraternité ; Au nom de l'ordre et de la liberté, Ne criez plus : A bas les communistes!
Pourquoi ces mots seraient-ils odieux :
Égalité, Communisme, Espérance, Quand chaque jour de l'horizon s'élance Pour tout vivant un soleil radieux!
Ah! croyez-moi, les cruels anarchistes Ne sont pas ceux que vous persécutez; vous surtout, pauvres déshérités.
Ne criez plus : A bas les communistes!
Quand des chrétiens, réanis au saint lieu^ S'agenouillait la famille pressée.
Communiant dans la même pensée.
Grands et petits s'écriaient : Gloire à Dieu! Frères, le ciel ouvre aux socialistes Sa nef d'azur pour des rites nouveaux.
Pas d'intérêts, pas de cultes rivaux :
Ne criez plus : A bas les communistes!
Amis, la terre a-t-elle pour les uns
Des fruits, des fleurs; — des ronces pour Ses autres?
D'un saint travail devenons les apôtres :
Tous les produits à tous seront communs.
Rassurez -vous, esprits sombres et tristes :
La nuit s*envole, espérons un beau jour; Si vous brûlez d*un fraternel amour.
Ne criez plus : A bas les conmiunistes!