MES SOUVENIRS
Air de Philoctète»
Sylphes errants, êtres mystérieux.
Subtils esprits créés par la pensée, Qu'autour de moi votre troupe empressée
Sème des fleurs sur mon front soucieux.
Ressuscitez mon passé qui sommeille, Par vos récits venez me rajeunir.
Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j*aime à prêter Toreille.
Vous le savez, quand mon esprit mutin Foulait aux pieds les études moroses, D*un beau printemps je préférais les roses A tous les fruits d*un automne incertain.
Buvant le miel, sans imiter Tabeille, Pour le présent j'oubliais l'avenir...
Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime à prêter Toreille.
Dites, amis, dites ces heureux jours»
Age éphémère où, tout à la folie, De Léonor courant à Nathalie, J'éparpillais mes fol&tres amours. Mais des plaisirs j'ai brisé la corbeille.
L'illusion ne doit plus revenir...
Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime & prêter l'oreille.
Dites encor ce prisme radieux.
Et ces élans d'ardente poésie, Et l'âme en feu, d'un saint transport saisie. Rêvant toujours des chants mélodieux...
Ces rêves d'or, que chaque nuit réveille.
Ma pauvreté n'a pu les rembrunir...
Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime à prêter l'oreille.
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