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V. — LE BONHEUR ET LA PAUVRETÉ

La Santé, le Plaisir ayant dressé U table, Au modeste repas d'un actif laboureur

Présidait le Bonheur.

Traînant des noirs louçîs Teseorte lamentable.

Courbant son front creusé de douloureux sillons, La Pauyrelé, fantôme aux sinistres haillons.

Par la porte pénètre,

Et le Bonheur épouvanté

S'enfuit par la fenêtre.

Ma fable vous a dit la triste vérité :

Le bonheur ne vit pas avec la pauvreté.

Vf. — LES DEUX ABEILLES.

Heureux ceux que Tamour, que le travail unit : . La Providence les bénit.

Dans le creux d*un vieux mur, et languissante et frôle,

Se lamentait d'une voix grêle

Une abeille qui, sans parents, Au hasard promenait ses pénates errants.

Nulle sécurité : ses rayons presque vides Offraient ample curée à des fourmis avides.

Une autre abeille arrive et lui dit : « ma sœur, Pourquoi donc vivre ainsi solitaire, isolée?

Viens : le printemps s'éveille au fond de la vallée. Nous ouvrant ses trésors de parfum, de douceur.

Tandis qu'ici> malade, ioconsolée, Tu n'as pas un ami, pas un seul défenseur, Dans la ruche, là -bas, une chaîne commune Nous lie étroitement à la même fortune.

Qui cimenta ces nœuds? L'intérêt, l'amitié.

Dans le bien, dans le mal nous sommes de moitié.

Vigilantes, laborieuses, ivant sans jalousie et sans ambition,

FABLES NOUVELLES. îî5

Nous avons su trouver le secret d'être heureuses

Ce secret, quel est-il? L'association, m

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