X. — L'OR ET LES PERLES
Un voyageur, passant sur des monts escarpés.
Vit des travailleurs occupés A faire dans le roc des entailles énormes, a Infortunés, dit^-il, tailler ces blocs informes. C'est un rude travail pour un mince trésor!
— Non, s'écrie un passant, ce sont des mines d*or! » Aussitôt l'étranger, poursuivant son voyage, Arrive vers la mer et s'arrête au rivage.
Or, voyant au loin des plongeurs Qui visitaient des flots les sombres profondeurs, « Ge3 fous rasent, dit-il, l'écueil épouvantable. Pour rapporter enfin... des cailloux et du sable! •
Alors un pécheur lui répond :
« L'écueil est menaçant, le gouffre est redoutable ;
Mais on voit des perles au fond ! »
Apôtres, qui venez régénérant le monde, Ne brisez de dégoût la pioche ni la sonde ; Courageux plébéiens, fouillez, fouillez encor : La montagne est aride et la mer est profonde ; Mais vous y trouverez des perles et de l'orl