LES DEUX AVENTURIERS ET LE TALISMA
Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire.
.le n'en veux pour témoin qu'Hercule et ses travaux :
Ce dieu n'a guère de rivaux ; J'en vois peu dans la fable, encor moins dans l'iiistoiie. En voici pourtant un, que de vieux talismans Firent chercher fortune au pays des romans.
Il voyageait de compagnie.
Son camarade et lui trouvèrent un poteau
Ayant au haut cet écriteau :
« Seigneur aventurier, s'il te prend quelque envie « De voir ce que n'a vu nul chevalier errant,
« Tu n'as qu'à passer ce torrent; « Puis, prenant dans tes bras un éléphant de pierre
« Que tu verras couché par terre , « Le porter d'une haleine, au sommet de ce mont « Qui menace les cieux de son superbe front. » L'un des deux chevaliers saigna du nez-. Si l'onde
Est rapide autant que profonde , Dit-il... et supposé qu'on la puisse passer, Pourquoi de l'éléphant s'aller embarrasser ?
Quelle ridicule entreprise !
Le sage l'aura fait par tel art et de guise ^ Qu'on le pourra porter peut-être quatre pa.^ : Mais jusqu'au haut du mont ! d'une haleine! il n'est pas Au pouvoir d'un mortel; à moins que la figure
t. Cette reine , après avoir vu périr sous ses yeux Priani, son mari, et la plus granJe p^-rtie de ses enfants, sa ville et son royaume , fut réduite en esclavage.
2. Eipression proverbiale, pour dire que l'on mauiiue de résolution par la crainte du danger.