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LE PAON SE PLAIGNANT A JUNOW

Le paon se plaignait à Junon.

Déesse, disait-il, ce n'est pas sans raison

Que je me plains, que je murmure :

Le chant dont vous m'avez fait don

Déplait à toute la nature ; Au heu qu'un rossignol, chétive créature,

Forme des sons aussi doux qu'éclatants,

Est lui seul l'honneur du piintcmps.

Junon répondit en colère :

Oiseau jaloux, et qui devrais te taire, Est-ce à toi d'envier la voix du rossignol, Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies;

Qui te panades, qui déploies Une si riche queue et qui semble à nos yeux

La boutique d'un lapidaire?

Est-il quelque oiseau sous les cieiix

Plus que toi capable de plaire?

« . Pelil* voleurs , diminutif dont notre poète paraît avoir enrichi la lang-ie ; du moins il M se trouvait pas dans le dic'ionnaire de l'Asadûm:* '*'■ «sa temps, et il s'y ti&uvt aajourd'bui.

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