‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 106 sur 318 · LE LABOUREUR ET SES ENFANTS · texte numérisé non relu

LE LABOUREUR ET SES ENFANTS

Travaillez, prenez de la peine :

C'est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine. Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage

Que nous ont laissé nos parents :

Un trésor est caché dedans.

Je ne sais pas l'endroit: mais un peu de courage Vous le fera trouver ; vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août: Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place

Où la main ne passe et repasse.

Le père mort, les fils vous retournent le champ, Deçà, delà, partout; si bien qu'au bout de l'an

Il en rapporta davantage.

D'argent, point de caché. Mais le père fut sage

De leur montrer, avant sa mort.

Que le travail est un trésor.

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