‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 109 sur 318 · LES MÉDECINS · texte numérisé non relu

LES MÉDECINS

Le médecin Tant-pis allait voir un malade

Que visitait aussi son confrère Tant-mieux.

Ce dernier espérait, quoique son camarade

Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux.

Tous deux s'étant trouves différents pour la cure,

Leur malade paya le tribut à nature,

Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru.

Ils triomphaient encor sur cette maladie.

L'un disait: Il est mort; je l'avais bien prévu.

S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie.

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