‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 246 sur 318 · LE CHIEN À QUI ON A COUPÉ LES OREILLES · texte numérisé non relu

LE CHIEN À QUI ON A COUPÉ LES OREILLES

Qu'ai-je fait, pour me voir ainsi

Mutilé par mon propre maître ?

Le bel état où me voici !

Devant les autres chiens oserai-je paraître? O rois des animaux, ou plutôt leurs tyrans.

Qui vous ferait choses pareilles!

Ainsi criait Mouflar, jeune dogue; et les gens, Peu touchés de ses cris douloureux et perçants, Venaient de lui couper, sans pitié, les oreilles.

Page 1