‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 271 sur 318 · LES SOURIS ET LE CHAT -HUANT · texte numérisé non relu

LES SOURIS ET LE CHAT -HUANT

Il ne faut jamais dire aux gens.

Écoutez un bon mot, oyez une merveille.

Savez-vous si les écoutants En feront une estime à la vôtre pareille ? Voici pourtant un cas qui peut être excepté: Je le maintiens prodige, et tel que d'une fable Il a l'air et les traits, encor que véritable.

On abattit un pin pour son antiquité, Vieux palais d'un hibou, triste et sombre retraite De l'oiseau qu'Atropos prend pour son interprète. Dans son tronc caverneux, et miné par le temps,

Logeaient, entre autres habitants.

Force souris sans pieds, toutes rondes de graisse. L'oiseau les nourrissait parmi des tas de blé, Et de son bec avait leur troupeau mutilé. Cet oiseau raisonnait, il faut qu'on le confesse.

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