LE JUGE ARBITRE, L'HOSPITAHER, ET LE SOLITAIRE
Trois saints, également jaloux de leur salut. Portés d'un même esprit, tendaient à même but. Ils s'y prirent tous trois par des routes diverses: Tous chemins vont à Rome ; ainsi nos concurrents Crurent pouvoir choisir des sentiers différents. L'un, touché des soucis, des langueurs, destraverses, Qu'en apanage on voit aux procès attachés, S'offrit de les juger sans récompense aucune. Peu soigneux d'établir ici-bas sa fortune. Depuis qu'il est des lois, l'homme, pour ses péchés. Se condamne à plaider la moitié de sa vie : La moitié! les trois quarts, et bien souvent le tout. Le conciliateur crut qu'il viendrait à bout De guérir cette folle et détestable envie. Le second de nos saints choisit les hôpitaux. Je le loue; et le soin de soulager les maux Est une charité que je préfère aux autres. Les malades d'alors, étant tels que les nôtres,