‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 82 sur 318 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Séjour du frais, véritable patrie Des zéphyrs. Le lion n'y fut pas, qu'à ces gens

Il se plaignit d'être malade.

Continuez votre ambassade, Dit-il; je sens un feu qui me brûle au dedans, Et veux chercher ici quelque herbe salutaire.

Pour vous, ne perdez point de temps:

Rendez-moi mon argent; j'en puis avoir affaire. On déballe: et d'abord le lion s'écria,

D'un ton qui témoignait sa joie:

Que de filles, ô dieux! mes pièces de monnaie Ont produites! Voyez: la plupart sont déjà

Aussi grandes que leurs mères.

Le croît m'en appartient. Il prit tout là-dessus: Ou bien, s'il ne prit tout, il n'en demeura guères.

Le singe et les sommiers confus.

Sans oser répliquer, en chemin se remirent. Au fils de Jupiter on dit qu'ils se plaignirent,

Et n'en eurent point de raison.

Qu'eût-il fait? C'eût été lion contre lion:

Et le proverbe dit: Corsaires à corsaires.

L'un l'autre s 'attaquant, ne font pas leurs affaires.

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