‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 99 sur 318 · LES OREILLES DU LIÈVRE · texte numérisé non relu

LES OREILLES DU LIÈVRE

Un animal cornu blessa de quelques coups Le lion, qui, plein de courroux, Pour ne plus tomber en la peine, Bannit des lieux de son domaine

Toute bête portant des cornes à son front.

Chèvres, béliers, taureaux, aussitôt délogèrent; Daims et cerfs de climat changèrent:

Chacun à s'en aller fut prompt.

Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles, Craignit que quelque inquisiteur

N'allât interpréter à cornes leur longueur.

Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.

Adieu, voisin grillon, dit-il, je pars d'ici:

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