FABLE II
LE CHACAL ^'^, l'ÉLÉPHAITT ^'^ ET l'hIPPOPOTAHE ^^\
Ls Cbacal empruntait un Bœuf à l'Éléphant:
«J'en rendrai, disait-il, un autre bien plus grand.
Grand et gros autant que yous*méme. »
£h ! pensa le préteur, c'est gagner cent pour cent, Et d'avoir un tel bœuf mon envie est extrême. « Tôpe, mon cher ami. » Le Chacal vint offrir
Même affaire à l'Hippopotame.
« Un bœuf gros comme moi ! c'est avec grand plaisir ; Cela surprendra bien mes enfans et ma femme ! (4) J'y consens, lui dit-il, sois fidèle au traité. >»
Mais lorsque arriva l'échéance,
Tïotre Chacal fut tourmenté;
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oreilles, de pins 'fortes défenses qui sont commanes aux femelles et aux mâles. Ces animaax sont nombreux au SënégaL Ib évitent les endroits firéquentés par rhomme. S'ils viennent aux abreuvoirs voisins des villages , c'est ordinairement la nuit, et ib se retirent aussif&t qu'ils ont satisfiût leur soif. Quoiqu'on iroie souvent de jeunes arbres déracines ou des branches cassées par eux dans les bob, il est remarquable qn'ib ne font presque jamais de dégâts dans les cultures des indigènes. Elles sembleraient cependant devoir, leur offrir beaucoup d'attraits.
On ne dompte pas à présent l'élépbant d'Afrique ; mab il parait que les Gartl|aginois l'avaient soumis au service de l'homme, et l'on ne voit pas de motif pour qu'on n'en tire pas encore le même parti. Quand les établissemens de culture entrepris avec quelque succès par b France, prospéreront au Sénégal, un aura bientôt fait des tentatives qui montreront si Féléphant de l'Afrique peut être utilisé comme celui de l'Inde.
. Les défenses d'éléphans , sous le nom de morfily èi ivoire , forment une branche de commerce dans le pays<
(3) L*Hippopotame, « Ces animaux ont le corps très-massif, dénué de
•rf*
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'4) Et qui suprendra bien* mes enfiuDs et ma femme.
^ hippopotame vit en famille ; on le rencontre ra- ■^cDt seul ; j'en al presque toujours tu deux en- -4ble, souvent accompagnés d'un troisième plus •t. Cest donc par suite d'une exacte observation de •lature , que les nègres prêtent à l'hippopotame de «r fiable des sentimeas de famille.
(5) Seignenr Hippopotame, il faut sortir da troa.
L'hippopotame se tient presque continuellement «otts l'eau ; il parait qu'il fréquente surtout les rivages pour trouver des végétaux propres à sa nourritiire, et qu'il s'y Eût des espèces de bauges. On le revoit ordinairement aux mêmes places.
(€) Ils se trooTèrent nez à nez.
Cest certainement une fiction ingénieuse que celle de cette corde, aux extrémités de laquelle tirent deux individus de force à peu près égale , qui finissent par se rencontrer à leur grand étonnement, lorsque chacun d'eux croyait tenir un bœuf. On ne peut refuser à ces nègres d« l'knagination^ et de l'originalitë. ,
Sixr SÉNÉGALAISES.
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[lllOv.
s créanciers, voilà bien notre affaire^ ous verrez du nouveau, corchée, il en revêt la peau, son mieux , et va dans la prairie, iazelle, hélas ! que t'est-il arrivé?
li donc ainsi t'a maigrie (3) ? »
it chaque béte attendrie.
C'est le Lapin que j'ai trouvé sant quelque sorcellerie.
il m'a maudite; il m'en coûte bien cher (4); eu vous garde de le fâcher! »
- « Eh ! l'entendez-vous, ma commère?
Jet avis vous vient à propos ; Je crains quelque mauvaise affaire ; Laissons le Lapin en repos. »
Le drôle ainsi paya ses dettes.
. ^rons de cette fable une moralité :
pêculer sur la crainte et la crédulité,
^ C'est jouer à coup sur. Ah ! pauvre humanité !
t^ Qiez nous, par ce moyen, que de fortunes faites !
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et la face eiLterue des membres sont d'un beau
ve clair ; le dessous du corps , ia face interne des
mbres et les fesses sont de couleur blanche. Sur cba- .
e flanc est une bande d'un brun plus ou moins foncé.
s oreilles sont grandes , d'un gris-»fauve à leur face ^nvexe, blanchâtres à leur base en devant. La queue
t courte , garnie de poils ; son extrëmité est noire, es animaux vivent par troupes nombreuses ; cepenant on en rencontre souvent d'isolëes. Leur chair est ' rès-délicate.
Le nom de gazelle vient de Tarâbe. On sait que les Orientaux citent ces charmans quadrupèdes comme des symboles de douceur, des modèles de grâce et de beauté ; ils cQmparent avec raison de beaux yeux à ceux de la gazelle, dont le regard est à la fois agréable, vif et toudiant.
Outre les gazelles indiquées plus haut, le Sénégal possède plusieurs autres espèces d'antilopes. Le kob, ou petite vache brune (^ antilope- kob. Adans.); le koba , oti grande vache brune (^antilope senegalensis, Adans.); le nanguer ( antilope^ama. Linn. ) \ le nagor {antilope-reduneà)) leghib [antilope-scripta, Buff.); le bubale , ou vache de Barbarie ( antilope-bubalis. Linn.); enfin le grimm {antilope-grimmia), qu'on appelle en ouolof mbarâmm; c'est une charmante petite gazelle, haute d'uA pied , dont le signe distinctif
est un bouquet de poil saillant sur le front. Son pelage est brun foncé en dessus, blanc en dessous, avec une ligne noire sur le chanfrein, sur les jambes «« sur ia queue qui est très-courte. Cette jolie espèce s'apprivoise encore avec plus de facilité que les autre».
(3) Et qui donc ainsi t*a maigrie ?
La gazelle étant beaucoup plus grande que le lapin , il éuit naturel que la peau dont s'était couvert celui-cî ne parût pas bien remplie, et que ceux qui croyaient voir une véritable gazelle , la trouvassent dans un étot de maigreur fait pour exciter la compassion.
(4) Voyez : U nCa maudite; il m'en coûte bien cher.
Les nègres croient beaucoup aux diables et aux
sorciers. C'est un préjugé généralement reçu parmi
eux, que ces mauvais esprits ont le pouvoir de causer
toute espèce de maladies ou de calamités, et surtout
de faire maigrir les individus sur lesquels ils jettent
leurs malédictions, ondes sorts, comme diraient les
bonnes gens de France. Tels sont les noirs. Figure
blanche, qaùi rides?... De te fabula narratur.
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