LE POULAIN
Un Veau naquit; en même temps
Une Jument du voisinage Mit au monde un Poulain. Au même pâturage Vivaient en bons amis les mères , les enfans. Le Veau paya tribut, un jour, à la nature;
Le même jçur, par aventure , Succomba la Jument. Que devint le Poulain ?
Pour tromper sa douleur de mère ,
La Vache adopta l'orphelin.
On le voyait bondir près de sa nourricière;' Il ne la quittait plus. Son ancien maître en vain Le voulut réclamer. L'autre propriétaire Lui répondit : «Ma Vache enfanta ce Cheval. '
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Vove* comiue il la ^t! Ces^t îe fils, c'est la mère; L'appai'euce est |H>ur luoû pctHives^Doi le contraire.» Il gagua sau pix)tNè> au prviuif r tribimaL
Maùs douuaiit MÙte a la queivile, L auUv plaitleur di>ait : ^ Xai^^ ce jugement. Le Poulaiu^ j'en suis sur, est ne de ma Jmnent.
C*e&t une envur, et j'en appelle
Devant le magistrat voisin; Il passe pour un sage^ il verra mieux la chose. » On alla le trouver; chacun plaida sa cause; On parla lon^emeuty mats on se tut enfin.
Le juge gardait le silence.
Jngez-nons^ lui dit-on « qnelle est votre sentence? LorSy se tenant le ventre^ il se lève en criant: « Je sois prêt d'accoucher, je sens le mal d'enÊint (a). » •A. <f antres y dit chacun, quelle est cette foKe ? ^**-on jamais un homme atteint de pareil mat ? *^ J^'gc repartît : « Mais vit-on, je vous prie , » -on Tache jamais engmdrer un Cheval ? »
SENEGALAISES. 63