FABLE XXXVIII
Un soldat racontait , l’âne se prit a braire j Le garde se mit en colère.
Et sur l’âne , dans son humeur ,
Déchargea sa bile et son cœur :
Rebut de la nature ,
C’est trop souffrir que souffrir ton injure ; Ose-tu bien couvrir ma voix.
Encor tu murmures , je crois ;
Courage, siffle.
Braille, renifle.
Ignoble et vil baudet.
JJ âne alors répond tout net :
Soldat, vous n’avez plus présent a la mémoire, Que la peau d’un baudet vous conduit à la gloire.
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