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FABLE XLIX

Cent animaux dans la prairie Broutaient l’herbe fleurie ;

Une socie'té parut,

Aussitôt l’âne accourut.

Le lendemain, même jeu, croyant plaire, L’âne se mit a braire.

Le jour suivant, pensant qu’on ne le voyait pas. Tous les autres assis, il marchait a grands pas, Pour assurer enfin le point de mire.

Un autre jour il fit de grands éclats de rire,

Si bien qu’on crut

Avoir vu son pareil, je crois, a l’institut,

Dans les grands jours s’agiter de la sorte,-

Du coche, enfin, la mouche n’est pas morte.

Au gymnase , a la cour, au cirque , au régiment , C’est toujours le plus sot qui se met en avant.

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