‹ FablesChapitre 80 sur 102 · FABLE LXXX · texte numérisé non relu

FABLE LXXX

Le zèbre et le cheval sautaient a qui mieux mieux Dans la prairie.

Vous sautez fort bien tous les deux,

Disait, rempli de jalousie.

Un petit puceron tout noir,

Et si petit, qu’a peine on pouvait l’entrevoir:

Mais je vous fais a tous deux la gageure Que moi, le puceron de petite stature,

Je ferai ce que vous ne ferez pas.

Dans ce cas,

Dit le cheval , montre-nous ta science :

Le moucheron s’élance,

Et l’œil droit du cheval

Est le tombeau du chétif animal.

Si vous voulez m’en croire,

IN’admettez jamais dans vos jeux,

Les pucerons, ni les morveux ;

A tout prix contre vous ils auront la victoire.

Vous trouverez toujours des maux et des remords, Ou dans votre défense, ou dans leurs vils efforts.

IVWLWl LVWtljVX ^ t V tVXA

Page 1