‹ FablesChapitre 99 sur 102 · L’ARGUS VERTUEUX · texte numérisé non relu

L’ARGUS VERTUEUX

Une femme assez belle avait vécu gaîment.

En aimant

Les gens et les choses du monde A la ronde;

Elle avait employé presqu’à tous les états Ses deux bras.

La voila qui, prenant l’attitude chagrine.

S’imagine

De répondre a ces mots , qu’es-tu ?

La vertu.

La dame, un œil au puits et l’autre a la mansarde , Est de garde.

En haut, en bas, contre vieillards, enfants Et passants,

Elle voit qu’une Hile au quatrième e'tage 3\’est pas sage;

Paris va le savoir, car ses yeux.

Quoique vieux,

Ont découvert enfin, braqués sur la serrure, L’aventure :

Je m’immole, dit-elle, en comprimant son cœur,

A l’honneur.

Mais, sainte Vierge! ah, c’est abominable!

Sur la table.

J’ai trempé de mes pleurs, honteuse de le voir,

Mon mouchoir.

Ces gens que l’on a vus moudre sous tant de meules, Font tous de leur honneur un Cerbère a trois gueules.

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Les Deux Cousins. Page i

Fable i. La Plume et le Crayon. 3

il. Le Lièvre et le Lapin. 5

ni. Les Deux Chiens. 6

iv. Le Hérisson et la Couleuvre. 8

v. Les Deux Discours. io

vi. Jupiter, l’Homme et l'Abeille. Il

vu. La Fourmi et la Souris. i3

vm. L’Acheteur et le Valet d’Écurie. i5

ix. Le Cadavre et le Corbeau. 16

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