‹ Facéties du comte de CaylusChapitre 19 sur 47 · I. Petite brochure qai paroissoit alors · texte numérisé non relu

I. Petite brochure qai paroissoit alors

Les Fêtes roulantes, iip

Tnais pourquoi des rues ne seroîent-elles pas sans lanternes ? il y a tant d'esprits qui s'en passent. Ce n'est pas, ajouta-t-il, que M. le Lieutenant de Police n'ait voulu faire mettre des vessies, que MM. de la Ville auroient pri- •ses pour des lanternes ; mais un marchand de chandelles est venu leur dire que ces lanternes n'étoient que des vessies.

Dans ce moment, on entendit plusieurs voix «effrayées qui crioient que le Vaisseau prenoit «au. On descendit, et l'on trouva que c'étoit Mademoiselle Coquelet, qui, à force d'avoir bu, n'avoit pas pu s'empêcher de rendre.

Ah ! c'est Mademoiselle Coquelet qui est ivre, s'écria galamment Noyau. — Non, mon tils, répliqua bravement Marche-à-terre, Mademoiselle Coquelet est une demoiselle incapable <i'être prise de vin : elle est seulement étourdie du bateau. C'est par mon moyen qu'elle a pris ce petit divertissement avec tant de distinction ; ainsi elle est à moi par préférence : cela doit vous faire voir, mon fils Noyau, que d'agir vaut mieux que d'écrire, et que votre père a plus d'esprit que vous.

I20 Contes de Caylus,

Page 1