I. C'étoit un marin. >■ -v
aoS ' ■ C art tes' de C^aytas.
cations indispensables entre eux, leurs premiers soins n'aient été de faire secourir le malheureux qui, s'étoit noyé à leui- 'su)et.
ANTERIE NOUVELLE MARCHAND SOUCHSR
IL y avoît une fois un honnête' boucher, qui avoit bien plus d'argent que d'esprit, duquel il fit l'usage qui s'ensuit. On l'avôit invité à faire une- galanterie à sa maîtresse; il rêva donc si longtemps, que le mardi gras arriva ': comme il n'y avoît plus de temps à perdre," û îmag^ina de lui envoyer un bœuf, dans lequel il y avoit un cochon, qui reiifermoit un veaii, où étoit conten^ un mouton, où Ton avûit mis un poulet d'Inde, lequel coniehoît un chapoli du Mans, garni en dedans d'uné'.bârtavéllé^oii se trouvoit un o \ toujours en
âiminuantjTdnd [ii'à uii'e' petite
mauviette, dahs '. "finir, îl avoît
écrit un billet de ces termes :'
« Si lé contenu et est aéréablè
à Mademoiselle, je préférerois 'la" 'mauviette à ortolan, perdrix , chapon, dindon, mouton, veau et cochon, et jejn.'estimeroisplus heureux que ce bœuf gras. »
Etrenne3,de. Ia S.ixint-Jean. 307
LE PQISSON D'AVRIL.
UN amani, qui par hasard n'avoit pu plaire à cdie qu'il aimoit, ne laissa pas de gager contre elle qu'il lui donneroit le meilleur poisson d'avril du monde; elle, de $on,câté, ne voulant pas demeurer en arrière, gagea aussi contre lui qu'elle lui en fourniroit un bien plus beau. Ledit sieur lit donc faire une caisse en forme de poisson d'avril, maïs assez grandfe pour qu'il pût se fourrer dedans. Effectivemenf, il s'en fit un étui, et on le transporta ainsi chez sa demoiselle, laquelle en conçut à Hnstanide si grands soupçons, qu'elle se dauta du contenu. Êilé trouva justement sous sa main un autre d^é ses atnans, qui luîplaisoit infiniment, et avec qui elle e'toît en pourparler de noces ; c'est pourqu i sur la caisse
^nigniatique lii, elle rççut et
accepta de Ii :s imaginables
d^amour et î d'autant; le
tout accomp plaisanteries à
rencontre di le'du prétendu
poisson ii'av [uel dès deux
Valoit le mituA. ' ' -..