ACTE II, SCÈNE U
Ah ! c’est une leçon pour les grands de la terre!... Puisse-t-elle, Henri huit, vous être salutaire !...
Mais, dites-moi, malgré cet ennui, sa santé N’est point telle qu’il faille en être inquiété ?
CABALLO
Ce matin, j’ai parlé chevaux, chasse, maîtresse ;
J’ai dit des vers... de moi...
I’empereur.
C’est une maladresse.
CABALLO
Il écoutait fort peu... Mais je dois ajouter Qu’il met de l’amour-propre à ne pas écouter.
L’EMPEREUR, à part.
Il pourrait bien finir... (et ce n’est pas mon compte)
Par ne laisser ici que sa personne.
(Il écrit. A Carlos.)
Comte,
Vous porterez au roi ce pli de notre main ;
Qu’il se promène... L’air d’Aranjuez est très-sain ;
Puis, comme le plaisir est bon pour les malades,
Vous organiserez un bal, des sérénades ;
(Mouvement de Carlos et de Caballo.l J’entends!... De ma bonté vous allez m’accuser...
Mais, bah ! quand on est jeune, il faut bien s’amuser !
(Se levant.)
Allez ; dites au roi mon frère qu’il me tarde De le remettre en joie.
■ (A Caballo, bas.)
Et vous, triplez la garde.
(Carlos et Caballo sortent de differents côtes.)