‹ Fais ce que dois drame en trois actes, en versChapitre 8 sur 59 · ACTE 1, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE III

POM PEKAN, djutat t.

Oh!...

J'étais à Venise,

Un soir, seul, inconnu, sous l’auvent d’une église; Une femme venait, sur le quai du canal...

Au ravon vacillant qui tombait d un fanal,

Je ne distinguais rien qu’un front, dont la Norw ége Eût en vain comparé la blancheur à sa neige.

Les pauvres la suivaient, la bénissant en chœui De ce qu’elle donnait de la main et du cœur, je demandai son nom, ému de sa présence.

Et l’on me répondit : C’est notre providence.

Le lendemain... c’était par une nuit d été.

Pleine de rêverie et de douce clarté ;

Les palais, entrouvrant leurs persicnncs moroses, Livraient au vent du soir le parfum de leurs roses; L’amour, dans plus d’un sein recueilli, palpitait... Et, dans tout ce silence, une femme chantait...

La gondole, bientôt, fit la voix plus lointaine...

Et, du haut des balcons, on disait : « La Sirène Des lagunes... » Et moi, j emportais ses accents . Une autre fois, le bal, aux couples bondissants, Amoncelait sa foule au vieux palais du doge...

Je hâtais de mes -yeux la marc lie de l’horloge; Quand un domino noir s’avance, prend mon bras, Et, doucement penché, me murmure tout bas :

Si j’ai chanté dans ma gondole,

C’est que ton oreille écoutait :

C’est que je me savais 1 idole,

La voix qui charme et qui console,

De ce cœur, qui pour moi battait.

Si j’ai soulagé les misères Des pauvres gens de ce pays,

C’est dans l’espoir que leurs prières Monteraient, pour toi, des chaumières

Jusqu’aux anges du paradis.

Que l’honneur soit ta loi suprême.

Porte ferme et haut ton pcnnon, D’abord, chevalier, pour toi-même,

Et puis... pour la femme qui t’aime...

Et qui, plus tard, dira son nom.

Puis, comme l’heure ainsi s’était vite écoulée,

Le pied sur sa gondole, et charmante et troublée,

Au bas de l’escalier oii le flot s’agita,

Elle entr’ouvrit son masque et mon cœur me quitta.

Et depuis?

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