ÉMILIE, CALEB
Puisque vous avez assisté à ce jugement, racontezmoi donc ce qui s’y est passé, ce qui a pu causer l’état de délire, 4 où est tombé notre noble ami, et l’agitation que vous éprouvez vous-même.
CALEB
Ah ! laissez-moi respirer... ma tête se perd... je veux savoir, je voudrais ignorer; tantôt, c’est un doute qui me tourmente ; tantôt , une affreuse certitude qui m’accable.
EMILIE
Comment donc , monsieur Caleb ?
CALEB
Vous me demandez ce qui s’est passé : le jugement n’a point été rendu. Mylord n’en a point eu la force. Eh ! comment une imagination déjà malade n’aurait-