‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 40 sur 58 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

* ni. O WM ER.

Que voulez- vous dire ?

CA LE B

Qui, ce matin encore, avait un père... et qui n’en a plus en ce moment.

BLOWMER.

. Mon fils...

C ALEB

Mon fils !... est-ce vous qui êtes mon père ?

BLOWMER*

Après les soins que j’ai pris de votre enfance , vous est-il permis d’en douter?

CALEB

Non, d’après ces soins, sans doute... mais d’après ce que je sais.

BLOWMER.

Que savez-vous ?

• CALEB

Que je vous dois tout... tout, excepté la vie. BLOWMER.

Rougiriez-vous de me la devoir?

CALEB

Non; le cœur m’unit à vous, quand la nature m’en sépare. Je serai toujours votre fils, quoique vous ne soyez plus mon père.

B JL O W SI ER. ->

De qui donc vous croyez-vous né P... Expliquezvous.

CALER

Il suffira d'un mot : jurez que je suis votre fils , je vous croirai... vous ne répondez pas?

BLOWMER.

Eli bien ! malheureux jeune homme , quand tu seras instruit P qu’auras-tu gagné ? un tourment de plus. Vous le voulez : sachez donc une vérité que j’avais promis de taire. Vous n’êtes pas mon fils; mais vous mé perdez, ingrat, sans recouvrer rien à ma place, votre naissance est un mystère ! vous n’êtes pas mon fils... de qui tenez-vous le jour?.,, je l’ignore.

CALEB

Grand dieu !

Page 1