A ND R É
Chest-i vous?... chest-i loi ?
André, mon bon André, que j'aide plaisir à le voir
embrassons-nbùs encore. " '
A N D R 'Ê.' ' Qui croi'riont q'chest-là ste p'tît' Fanclion.. M'est avis q'I'e'i encore pus belle q'tu n'étais au pâysj mais ch* tégal , t'as loujoux la figure d'familJe. ^
Et le cœui' aussi j'yà. Comtnent se nôrle«riiôn père?
Au mieux, diou marchî, aimant à boire l'petit coup.., ,
Brave homme.
ANDRÉ
Marchant sans bâton , contant la p'tit' histoire, et parlant toujoux d'toi.
Toujours de moi... Mais par quelle voiture es-tu don'C venu ? ATfDtii. , J^rapparU de son bâton la seip.qLL^ d^e ^a, chausHirc. Lavoichi: '■• jiov c-c- sr- îill3
Est-ce que tu n'aurais pas reçu...
\^hirz s;..;^: ..;,\. „...u( ^- --^^ ' , „«„ c ^,1. ., .; „i ,'. . . , , A.Hi^D'R E,
f y(, Ch' dix louis q'vous m'avez envoj^a ? Oh ! q'chi fait. J'ét-ons
^i^.piâipfieat d'praçdre la diligence d'Chambévy ,
et*riî enrf) /ir- c^ , io; Air nouveau de Doche.
V'ià q'not' cousin', la soeur à Jean , M'dit qu'ai' accouche ëncor* d'un' fille : K André ) sQÏà l'J)arirein d'moh enfant, h' D'grand cotur j'acccptons à l'instant, C'«st la plus pauvre d'ia famille; Moi j'ii baillons tout mon argent,
M'dkîant , j'ppuvons ben donner l'nôtre,
Ma sœnr F:nchon en a tant d'aiifre!
J'prenons not' sac et le cœur gai, ^
A l^ied j'fesons tout le voyage ,
D'son argent qui fait bon usage , , ^
X3> • ^ • • «.j c .• . • 3101-1 no
JN pouviout jamais et' fatigue.
iiien , frère , très-bien... Il faut te débarrasser de tout
cela... Attends. .
. j . ...i , -.iiii- FRANCARViLLE.a part. ■"■ '
I Bonne , toujours bonne.
, (^Fanchon veut ôier à André son sac ; Florine vient l'aider
, avec empitsse/nent. ) -'
, . t , il- ;; ■T ' , f 9-IOin9
Laisse donc , sœur , Caisse donc. ( A Florine qu'il salue avec respect. ) Madame , je n'sonfïVirons jamais... ( Bas , à Fanchon.) Quoicj'chest q'chefte grande dame-là ? F A N c H o N , souriant.
Tu le sauras.
Il la prend pour une dame.
SAINTE-LUGE
Ah ca , ma chère Fanchon....
F A N G II o N , à André.
Et tu dis que mon père pense toujours à ihoî ?^I^^^"^■*- L a T t À i G N a n x , à Sainte- Ltec^.' '^^.^^^ ^ Elle ne nous voit plus. - '''' ^^
F A N c H o TT.
Que malgré son grand âge il jouit d'une bonne santé? A-t-il , comme autre fois ,'la chansonnette à la bouche ? s'ac. compagne-t-il du triangle? fait-il encore danser lès jeunes filles avec sa vielle , au bas de la grande roche ?... Sainte-Luce,
l'abbé monsieur le colonel , excusez-moi , je suis dans mes
montagnes.
ANDRÉ
L'cher homme est toujoux d'mêrae, dieu marchi.
Tu es bien sûre qu'il ne lui manque rien ?
ANDRÉ
Est-ce qu'cll'est possible avec toi, sœur? surtout depuis q'tu nous as établis dans.c*château q't*as acheté près d'Chambérj-
( Mouvement de Francan-ille. )
SAINïE-LUCK.
Ali;... ah!... vous avez terminé pour cette terre en Savoie?
Vous avez fait là une bonne affaire.
F A N C H o N , regardant le comte.
AIR : C'est du bien que l'on en dû.
Ah! sur quoi désormais compter!
Je croyais l'affaire nieillenre.
J'avais le projet d'augmenter Le charme de cette demeure.
J'y voulais réunir un bien D'un prix trop élevé sans doute ; Mais je n'en ai plus le inoycn. ..
J'y renonce, quoiqu'il m'tn coûte.
ANDRÉ
Quoi! chest que tu dis donc , sœur ?... Un autre bien ! La terre est considérable : des bois, des vergers , des prairies.... e'est à ne plus finir.
SAINTE-LUGE
Ne devez-vous pas y faire un voyage?
F A N c H o N , avec intenlion. Ce matin encore .. j'en avais le dessein.
FRANCARVILLE, d'un ton marque.
Et vpus y renoncez?'
ANDRÉ
Non pas. AH' nous ja fait écrire qu'ail' devaitchi marier.
LATTAIGNANT
Se marier !
ANDRÉ
Chi bien qu'ail* m'a fait venir tout exprès du pays pour l'y conduire avec el' futur. Oh! comme chera rechu de notre vieux père , de nos parens je amis ! Où che qu'il est donc le cker homme, que je l'embvacha : je comptais !e trouva ichi.
B A N c H 0 X , fixant Francarvllle. \\ n'y est plus.
Est-che cjue l'aurait chanja ?
FRANCARVILLE.
Il n'a changé que d'habit.
SAINTE-LUGE, bas , à Laltaignant.
L'épouserait-il ?
LATTAIGNANT
Ma foi...