C J : N Ë PREMIÈRE
ANDRÉ, F L O R I N E , pariant un cabaret
c OUI' en de porcelaine . . 1{
ANDRÉ
Attendais , atteiulais , cfue che vous donne un coup de mainj F L o R I N E , d'un Ion pn-venonl. j
Merci , monsieur André : obligez-raoi seulement d'avance! ici cette table. ( Elle désigne la table à thé; Aadré l'enkv. avec effort, et la porte , ) EJi ' non roulez-la.
ANDRÉ
Quoique cha che roule? ( Il la roule près de Florine , qu dépose dessus le cabaret.) Je ne revenons pas de ch'qu'on m't' dit.
Quoi donc !
• ANDRÉ.,
Que vous l'êtes la femme de chambre de Fanchon ; nr vous fâcheî! pas... foi d'homme, j'onscru que vous j'étie^uni grande dame.
F L o R r N E , minaudant. ;
Vous trouvez donc qu'on a une certaine tournure? !
ANDRÉ
Voua me plaisez, ou le diable m'emporte. FLORINE,à part.
Je lui pigis {L'examinant.) C'est un beau i^arçon. {Haut Est-ce pour me dire cela que vous avez quille la table, monsieur André ?
AND RÉ
Non pas. Quand j'nons pus faim, moi Je m'eimuie, et pui i'nous pas l'habitude, vojez-vous, de diner trois fois d'chuite
Ail!... vous voulez parler des trois services.
ANDRÉ
AIR : Une petite fillette.
J'avions ben manja , bu d'niènic...
C'n'étaif que c'premier dîner.
V'Ià qu'on en Sert un deuxième,
Sus l'quel je n'peux plus donner.
Mais c'qu'acliève de m'étonner, C'est q'v'là qn'il en vient un troisième^ Du frain dont i prenont Tessor, Ce soir, à table, ils s'ront enror:
Un hon dîner ii'fait jamais d'tort ; Mais dîner trois fois c'est trop fort. (^Bis. ) Trois fois, oui, trois fois, c'est trop fort.
Et puis c'monrhieux l'coloiipl qui regardait ma choeur, au ieu de manja, et puis c'monchieux le capitaine qui riait de *que disait c'te p'tit' innocente à son amoureux; et ce gros bbé donc qui n'quitlait l'verre que pour me chouteni que j*]i lonnions des coups de pieds dans ]es jambes... tout cela mae.aioiselle, fait que... obligez-moi d'un plaisir. F L o R I N Ë , empressée.
Que puis-je pour vous ''
ANDRÉ
De demanda à Fanchon de mi faire l'honneur de manja avec ous j'autres.
FI.0RINE,À pan.
Il n'est pas fier celui-là : {Haut.) j'en parlerai à ma maîresse.
Air de la ronde d'Anacrcon.
Souvent c'est i'ennui qu'on évite En venant msnger avec nous.
A ce pmjet j» vous invite ; André, nous y gagnerons toHs.
Chacun dégagé du "service Rit et folâtre sans façon.
La g'Jité descend à l'office Quand l'étiquette est an sallon.
Mais votre sœur ne consentira ja^aais..»
ANDRÉ
^Oh qu*clii fait : savez-voiis ben mameielle... vot' nom.
FLORIN E, avec préiention.
FJorine.
ANDRÉ
Mamejelle Florine, que vous j'êtes ben appétissante.
F L G R I N E, en , minaudant.
En vérité ?
ANDRÉ
Quand Fanchon viendra au pays , vous serez du voj'Sb n'est-ce pas ?
FLORINE
Je l'espère bien,
ANDRÉ
AIR : Je ne veux pas qu'on me prenne.
C'est moi qui veux vous apprendre Coinni' c'f st qu'on danse cheux nous.
Pieds tn l'air . le regard. tendre , On s'tyqiiine dos genoux.
On s'éloigne, on se rassemble, On attrap, cjneiiq' bon hasard... (^Figurant un baiser.) Oui ; nous danserons cnsenible Le petit pas savoj'ard.
{L'orchestre répèle les quatre premiers vers pendant qu' dansent. ) Cb'est cha.
FLORINS
Elle est jolie cette danse ; je crois que je la saurai bienix
ANDRÉ
Quand je pense que chette grande mai)on , que tous ces beat meubles appartiennent à ma chœur. {Regardant dans la char bre à coucher. ) Quoi que ch*est donc encore de chet aut cousta ?
FLORINE
La chambre à co.ucher, M. André.
ANDRÉ
Oh ! que c'hest magnifique... caran de diou , quoi que vois!... cli'est ben lui... ( Oiant son chapeau ) Ch'est nol vious père.
r L o R r NE.
Fanclion le fit peindre l'année dernière par un pelnlre de Chambéry.
Est-che que Je n'y étions pas... on dirait qn'i me parle . qii'i me sourit. {^S'ovançant par degrés et parlant au poriraitt.) Quoi que vous demanda ? — des nouvelles de Fanrhon ? bonne filie. bonne < linpiir , toujouv la même. — Qnand estche qu'ail' viendra nous voir... {A Florinc.) Attendez mamejelle ; il faut que j'aille causer avec mon père. ( // entre.)