‹ Fanchon la vielleuseChapitre 41 sur 52 · C 79) SCENE V · texte numérisé non relu

C 79) SCENE V

DUCOUTIS , ANDRÉ , sortant de la chambre à coucher.

ANDRÉ, à part.

Que veut chet aut... écouter comme cha ! DUCOUTIS, sa'is voir ytndré , et toujours à la porte. On rit... peut-être âmes dépens... Cette Eanchon est d'une inconséquence...

A N ï) R É , de même.

Il parle de ma cbceur.

DUCOUTIS, de même.

Parce que c'est riche, ça se croit une femme comme il faut.

ANDRÉ, de même.

01a ! le poucha !

DUCOUTIS, de même.

Ça oublie la bassesse de son origine... ça se donne de* airs...

ANDRE, allant à lui.

Quoi que vous dites de Fanchon ?

DUCOUTIS, d'un ton dédaigneux.

Que veux-tu, mon ami; ( A part. J c'est un commissionnaire.

ANDRÉ, le prenant au collet , et le poussant du côté du

canapé.

Quoi que vous dites de Fanchon ?

DUCOUTIS.

Hé bien donc ! est-ce qu'il est ivre, ce drôle-là.

( André l'étend sur le canapé et le gourme'")

LES PRÉcÉDENs, FANCHON , FLORINE, ADÈLE, AUGUSTIN.

FLORINE

Quel tapage î

F A N c H o N , /e^ séparant.

André , ({iie fais-tu donc là ?

DUCOUTis, rèparanl son désordre.

Oser porter la main sur moi! misérable!

A N D R é , menaçant.

Tu vas recoramencha...

André... mon frère...

DUCOUTIS.

Votre frère. . Pourquoi monsieur, ne se nommait-il pas avant de frapper... c'est qu'il vous a un poignet...

ANDRÉ

Dire des sottises de Fanchon , de ma bonne sœur. .non., c'est que...

Des sottises de moi , M. Ducontis ?

DUCOUTIS.

Il ne/ s'agit pas de cela, madame ; certainement je sens pour VOUS un ititérét, une estime... je venais vous prévenir, ainsi que mademoiselle Adèle et vous , ( ^ -Augustin. ) monsieur le mauvais sujet , qu'au moment où je parle, ou prend contre vous des mesures très-sévères ; entendez-vous, trèssévères.

Fanchon^ ai'ec intention.

Monsieur Bertrand solliciterait conire moi!

Depuis une heure on verbalise : j'ai moi-même signé la plainte, ce qui m'a beaucoup alFecté... L'affaire devient mau-

vaise... Il n'est donc qu*un moyen de parer à tous ces malheurs : remettez-moi la jeune Adèle, et je me charge de tout.

Excepté de lui plaire.

ADÈLE

Ça ne lui est pas possible, madame.

Ducouris.

Ah ! vous le prenez sur ce ton... Je ne réponds plus de rjen : le beau père a du crédit... je ne suis pas sans connaissances, et avant la fin jour...

ANDRÉ

Je crois qu'il te menace.

DUC0UTis,à Adèle.

Et vous , petite rebelle... fille ingrate et dénaturée !.,..

ANDRÉ

Va-t-en... que si je prends un meuble....

DUCOUTIS.

Adieu, madame. (A la porte. ) Vous apprendrez à vous moquer de mes avis. (Il sort.J

ANDRÉ

Ah! tu raijonnes encore...

(Il saisit sonbdion, et court après Ducoulis. )

Augustin, séparez-les , je vous prie.

(Augustin court après eux)

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