‹ Fanchon la vielleuseChapitre 46 sur 52 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LES PRÉcÉDENSjFLORINE, apporlaiit le café , ANDRÉ.

F A N c H o N , présentant le café ^ que verse Florlne. Hé bien, mon frère, ce Ducoutis?

Qu'il est ben loin ch'il court touioux : je me suis amuja à cauja avec ce moncliieux qui reste là-bas à ta porte,

Mon portier.

ANDRÉ

Bonne perchonne... c'est un homme....

F L o R I N E , ponant une tasse à André. Voici pour vous, monsieur André.

ANDRÉ, goûtant au café , tandis que Florine va chercher le

sucrier.

Ah caran! que ch'est mauvais !

FLORINE

Attendez donc; vous n'êtes pas sucré.

ANDRÉ, lui remettant la tasse.

Ijaichez donc... laichez donc... remporta votre drogue.

Florins, une seconde tasse.

A N D R É , à part.

Bois... bois... que che n'est pas moi que te ferai tort.

SAINT E-LUCE

Deux tasses , l'abbé !

LATT AÎGNANT.

J*aime le café à la fureur.

Air du vaudeville de Lasthénî».

A ceux que l'âge ^^froi(lit Il rend la chaleur et la vie.

A l'Iiyinon qui s'en applaudit , Par fois il cause une insomnie:

Tous les feux d'un iiutre univers Sont dans sa liqueur salutaire; Il fst la source des bons vers:

C'est l'hypocrène de Voltaire.

SAINTE-LUC E

Commentdonc , l'abbé... vous seriez poëte, si vous vouliez.

' LATTAIGKANT.

Les couplets de fête me gâtent.

FRANCARVILLE, bas, à Fatichoru

Dussé-je vous déplaire , il faut que je vous parle encore.

F A N G H o N , avec intention.

A propos , l'abbé, si nous essayons vos couplets... pour la» nouvelle maréchale de Villancourt.

LATTAIGNANT

Excellente idée!

SAINT E-LUCE

Je ne vous le conseille pas.

Pourquoi ?

SAINTE-LUC E

Non ; elle n'a pas aujourd'hui son enjouement ordinaire. F A N c H o N , arrachant ses regards de dessus Francarville.

Quelle plaisanterie ! Essajons-les toujours. Florine , ma vielle ; frère , prends mon triangle. ( Elle le désigne. ) C'est celui que mon père m'a donné en le quittant. A N D R É , /e prenant.

Me voichi tout prêt. Allons , chœur , une scène de note pays.

F A N c H o N , assise j et prenant sa vielle. Que n'y suis-je encore!

FRANCA RVItLE, bas , à Fanchon.

Il ne tient qu'à vous.

F A N c H o N , llrnnt un lou^ papier de son sein» Ail ! bon dieu ! que de couplets !

LATT AIGKANT, sérieusement.

Vingt-deux. J'étais entrain.

("Tableau. Fanchon assise au milieu ; Sainle-Luce tenant le papier devant elle j Francarville appuyé sur le dos du fauteuil ; André sonnant du triangle j les autres diversement grouppés. J

FANCHON

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