‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 19 sur 121 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

RAMPONNEAU

Badin!... Oh! vous êtes ne soldat, vous !

F ANFAN.

C’est vrai, le fifre m’a toujours marqué le pas dans la vie!

(Relouroanl i la fenêtre.) BoUgCrOIlt-ils donC? boUgCront-ÜS ?

RAMPONNEAU

Eh bien , écoulez. Partez avec moi pour Paris ce soir et pour l’armée de Flandre dans quinze jours, et je vous donne... oui je vous donne quatre cents livres. Et je vous nourris, et je vous loge à Paris. El je vous promets une atfaire qui... vous venez! Et, — j’aime la bombance, moi, — si vous voulez, nous ferons sauter vos quatre cents livres lestement et gaiement.

F AN FA N, lui mettant la aellc et les brides sur la tête.

Lestement et gaiement, tenez, portez toujours ça à l’écurie.

RAMPONN EAU.

A l’écurie? ah! oui! — Je suis comme votre valet, moi.

FANFAN

Ça vous amUSel (Ramponneau, portant la selle, entre dans la courde gauche.) Dis donc, Zémire! il nous offre quatre cents livres pour repartir. Mais, sois tranquille ! nous avons rudement trimé, nous nous sommes bravement battus, nous avons été au feu comme... deux papillons, j’ai attrapé une balle à Fontenoy, tu as reçu un coup de lance à Rocoux... Pauvre biche, baisez ce maître! — nous avons bien gagné de nous reposer un peu,n’cst-ce pas, mignonne? — Et puis, il est si gentil mon village! c’est si bon, les bouffées d’air natal! ce serait trop triste de vous dire encore adieu , mon pays ! mes chemins 1 mes ruisseaux ! les vaches ruminantes dans les prés! les métairies au mitanttle leurs quatre haies! et vous, mes doux pommiers, avec vos feuilles tout verts, avec vos fleurs tout blancs, avec vos fruits tout reses !

RAMPONNEAU, revenaut.

Voilà qui est fait.

FANFAN

El vous n’avez vu personne par là?

RAMPONNEAU

Non, ils se sont tous sauvés, les poltrons! On n’est guère

22 FANFAN LA TDLIPE

CliriâUX dsins CG p3yS-ci.(Hirr:t et chuclioleniciitt dans la charmille de droite.)

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