SCÈNE II
FANFAN, pui. BLANCHE et GUILLEMETTE.
FANFX N, seul.
Maintenant me voilà prêt à tous les contes de fée! (Entre par la
porte de droite un vieux domeiliqiie.) Ail ! là, UU bruit de paS ! (Le Domestique ouvre le volet de la fenêtre. — Demi-jour.) OllOUVre Un Volct.(Le Dome>liqne pose un doigt sur ses lèvres.) Oui, Oui, cllUt ! (La Domestique va faire UU signe à la porte, et soit par le tond.) Alt! dUMS l’Olllbrc, Ulie fcnimc !
Oi' çà, belle dame!...
CriLLEMETTE, du dcliors.
Savez-vous à qtii vous parlez ?
FANFAN
Cette voix, oui, je la connais.
GUILLEMETTE, sans entrer.
Mais non.
FANFAN
Vous m’excuserez, mademoiselle, je vous ai entendue hier chez la Bontemps (iiaioisani), et je t’avions entendue ben des fois à Rosel; c’est-il point ça, ma petite Guillemette?
GUll.LEMETTE.
Allons! il a gagné! — Vous pouvez venir, mademoiselle.
Mademoiselle Blanche! (a lui-même.) Décidément, Angélus avait raison de vouloir rester!
BLANCHE, entrniit.
Oui, je veux me fier sans réserve à votre loyauté, monsieur. l
C'est pourtant bien hardi, celte démarche que Guillemette me |
fait faire. Mais vous allez savoir ce qui me donne vis-à-vis de vous le droit de la tenter, et vous le savez peut-êtrg déjà.
GUILLEMETTE
Oui, savez-vous, Fanfan, puurquoi et comment vous êtes j ici? I
FANFAN
Ah! bon! c’est toi qui me le demandes ! et c’est toi qui es ] venue nie chercher hier! Qui est-ce donc qui t’envoyait?