ACTE III
FAIS FAN
Eh bien , mais il n’y a pas deux chemins à prendre , il faut s'adresser au ministre.
BLANCHE
A M. de Maurepas? Eh! monsieur, il est du complot avec le baronnet !
cm LL EMETTE.
Ccrlainemenl! pour renverser madame de Pompadour!
' FAN FAN
Ah! oui, oui, oui! — Alors, moi, je ne vois plus qu’un moyen, c’est d’aller carrément au roi!
GIHLLEMETTE.
Au roi! mais c’est pour le roi que le baronnet est censé agir!
BLANCHE
. C’est là, monsieur, cet odieux dessein auquel on ne peut songer sans frémir>
GUILLEMETTE , baissanl la voix.
Devinez-vous, Fanfan, à quelle noble et pure jeune fille ce ‘ maudit a osé penser pour en faire... la rivale de madame de Pompadour!
FAN F AN , avec un cri d’indignation.
A elle ! c’est à elle! (serrant Blanche contre lui.) Ah ! chèie petite !... Ah! pardon! je vous parle comme à une sœur, mais aussi je suis prêt à me dévouer pour vous comme un frère !
BLANCII E.
Merci !
Ne me remerciez pas ! vous verrez! — Quoique le baronnet, le ministre, le roi!... j'ai de la besogne sur les bras, — même avec mon trompette!
BLANCHE
Attendez ! D’apres quelques mots que m’a dits le baronnet, j’ai lieu de supposer que vous avez, en ce <pii me concerne, un pouvoir égal au sien.
fanfan.
Un pouvoir égal?...
GUILLEMETTE
Oui, c’est le commencement, ça!
FATiFAN.
Eh bien, une lueur sur le commencement!
BLANCHE
Voici. J’avais aux Indes un grand-oncle, le duc d’Armentiè-
res...
GUILLEMETTE, prèUnt l'oreille.
Alerte, mademoiselle ! on vient !
Qui donc?
BLA NCHE.
. Oh ! tout est perdu si on nous trouve ici !
FANFAN
Rien qu’un mot !
GUILLEMETTE, cntraioiDt Blancbe.
Venez! venez!
FANFAN
Mais qu’est-ce que je dois faire ?
GUILLEMETTE
Vous verrez bien 1 (Blanche et GiiillemeUe sorlent viveneot par la porte do'~ robée.)