ACTE
ramponneau s'inclioi', ct^ à purl.
Oh! moi, si je pouvais m’cn aller! (Fitr-Onmll, icnam lllanclio par la main, passe devant Angélus et les groupes de paysans qui saluent Blanrbe avec respect. Entrcê à l’église.)
JEAN LOGNH, à d'autres jeunes gens.
Qui est-ce qui s'en vient faire un tour au raail?
HAMPONNEA U.
Qui est-ce qui veut que je lui paye un coup de vin, pour la bienvenue de ma nouvelle propriété?... (a lui-méme.) 11 faut s'étourdir!
JEAN I.OGNE.
Quelle propriété, donc? le trou aux Belettes? la succession de la tante Graindorge?
PATOCHE.
Oh ! ce tas de cailloux-là, monsieur l’héritier, ne vaut point la chopine dont vous feriez la dépense .
JEAN LOr.NE.
C’est pourquoi, excusez, maître Ramponneau, on vous flaire racoleux, mais point du tout propriétaire ! (lu s’™ vont en riant.)
GUILLEMETTE^ tenant AÜson par la main^ s^approchn de Ramponneau.
Heiu! mon pauvre monsieur, dans ce pays-ci, les linots sont joliment farouches à la pipée !
RAMPONNEAU
Ah! si au moins les linottes ne l’ctaicnt pas tant!
G uii.LEMETTR, Chantant et le narguant.
La be!l' si nous étiom’ dedans çu haut bois On’ z’y mangeriom’ fort bien des noix... *
RAMPONNEAU
Car, enfin, à ces gars-là je ne promets que le bâton de maréchal... «
GUILLEMBTTB.
On’ z’y mangeriom’ à note loisi,
Nique nac no muse...
RAMPONNEAU
Tandis que si vous vouliez de ma main qui... de mon cœur
que...
’ Ancienne chanson normande. Recueil de M. Wekerlin.
G VILLEMBTTB.
Belle, vous m’avez t’embarlifl-t’embarliflcoté
Par votre biauté 1 {Elle s'échappe en riant avec Alison.)
RAMPONNEAÜjà lui-même.
Décidément, il n’y a pas grand’ chose à gagner ici. Pourvu qu’il n’y ait rien à y perdre !
AK G ÉLUS, ba! et vite, ê Bamponnean.
Monsieur, vous maintenez les propositions que vous m’avez faites ?
RAMPONNEAU
Certainement !
ANGÉLUS
Restez là. Dans un quart d’heure, je vous rapporte mon engagement signé, (il entre dani h mai«OD.)
RAMPONNEAU^ seul.
Une petite fiche de consolation! Mais, s’il faut que le baronnet motte sur moi la griffe ! — Ah ! mon Dieu ! le voilà !