‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 88 sur 121 · METTE · texte numérisé non relu

METTE

FITZ-ONNALL, seul.

Partie gagnée! Ah! pour le coup, je le tiens, mon insolent adversaire! Ah! quelle joie ! (ll ddrUire une page a® «on porlefeuille, et écrit d’une main tremblante.) On parle tOUjourS deS émOtionS dC

l’hoiume qui joue, on ne sait pas ce que c’est que la fièvre de l’homme qui triche! l’un ne joue que sa fortune, l’autre sa fortune et son honneur! (runten parlant, a plie etcacUète le papier avec de la cire molle et le chaton de sa bague.) Ramponneau, maintenant..- (Appelant.) Ramponneau! Où donc cet imbécile est-il passé? Ramponneau ! (Entre Ramponneau.) Ne l’elTiayOnS paS.

RAMPONNEAU

Monsieur le baronnet m’a appelé ?

FITZ-ONNALL.

Ramponneau, dans deux heures je m’engage à vous remettre, avec le reçu qui vous perd, dix mille livres et votre liberté. \

RAMPONNEAU, tremblant.

Oh! mon Dieu!... Et qu'est-ce qu’il faudra faire?

FITZ-ONN ALL.

Une chose bien aisée. Porter lotit simplement ce billet au paysan de l’autre jour. Si par impossible quelqu'un de suspect vous interroge, avalez le papier, voilà tout. Seulement, partez tout de suite.

RAMPONNEAU, d’un* voix faible.

Je pars.

FITZ-ONNALL.

Tout de suite.

RAMPONNEAU, chancelant.

Je pars... (pitz-onnaii sort.) C’est-à-dire... les jambes... je ne peux pas !

GUILLEMETTE, accourant.

Eh bien ! qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce que vous avez donc mon pauvre Ramponneau? Le baronnet vous a promis ce que

lOO

VOUS craigniez? (Ramponueau rail Bigne que oui.) Il VOUS deniandj, quelque chore de terrible ? (signe ararmitif de RampoDoean.) Oh î le voilà! Venez! on trouvera bien moyen de vous sauver. (Elle son

cnlrainant et loutenant Ramponneau.)

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