‹ Fanfan la TulipeChapitre 110 sur 126 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

GVILLEMETTE, aussi dans l'allée. Un page asiatique à eôté d'elle tient des fleurs.

Des bouquets, mes belles dames; de jolis bouquets amoureux.

Entrent par la droite, au premier plan, dans rhémicycle, Quesnay, Boucher, Bourré, Bréranne, Hautehre et Gardillac, tous costumés.

SOUVRÉ

Voilà une fête divinement royale, mon cher Quesnay !

QUESNAY

Quesnay? où est-il, Quesnay? Comment I j'ai le bonheur de respirer un moment dans un monde adorablement étranger au véritable, et d'oublier la vie, ce qui est la seule manière de s'en consoler, — et vous venez me tirer par la manche pour me réveiller en sursaut I Sachez que, par la fantaisie de ce gentil peintre (montrant Boucher), je m'appelle le docteur Baloardo.

BOUCHER

Oh 1 je ne suis pour rien, docteur, dans ces transformations et magies; il ne les faut attribuer qu'à la reine de céans. Vous allez tout à l'heure la voir. Elle est en Armide. Tout ici est de sa baguette, et nous sommes dans ses jardins.

BRÉVANNE.

Le vainqueur de Lawfeld ne va pourtant pas, je pense, quitter, pour venir, son habit de soldat.

Page 1