‹ Fanfan la TulipeChapitre 120 sur 126 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

le témoigner sur l'heure. Car, si on ne joute pas d'esprit avec M. de Maurepas, on peut essayer, je crois, de lutter de générosité.

MAUREPAS, s'inclinant.

On sait, madame là marquise, que toutes les vertus vous sont faciles.

MADAME DE POMPADOUR

Vous avez envoyé votre démission au roi, monsieur le comte?...

MAUREPAS

Oui, madame, et je suis ici uniquement pour savoir si elle est acceptée.

MADAME DE POMPADOUR

Non, elle ne Test pas encore. A ma prière, et pour votre bon renom, elle ne le sera que quand vous aurez pu vous séparer publiquement et avec éclat de l'homme que je vois encore à votre côté.

FITZ-ONNALL.

Madame!...

MAUREPAS

Excusez-moi, madame, je ne renie pas plus mes amis dans la mauvaise que dans la bonne fortune. Et, tant qu'il ne me sera pas démontré que M. de Fitz-Onnall est indigne de moi...

F AN F AN, •'araDQant.

Oh ! voilà qui ne sera ni long ni difficile.

FITZ-ONNALL.

Ahl je suis bien aise de vous retrouver, monsieur!

FANFAN

Eh bien, et moi donc, cousin !

GUILLBMBTTB, bas, Mnic de Pompadoor.

Ah! madamel... Fanfan et le baronnet!... Prenez garde!

MADASIB DB POUPADOUR.

Rassurez-vous, mon enfant; je suis là.

GUILLBMBTTB, A part.

Je vais tout de môme avertir M. le maréchal.

Elle sort.

MAURBPAS, A Fanbn.

Voyons, vous accusez votre parent? de quoi?

De ne pas être mon parent.

MAUREPAS

Plaît-il?

FANFAN

M. de Fitz-Onnall avait besoin, pour s'emparer d'un héritage, de supposer un néritier facile à supprimer ensuite. Il m'a poché au hasard dans la foule, moi, un être quelconque, un inconnu, un zéro, et il m'a mis aux mains ces titres et ces richesses, comme des joujoux qu'on laisse à un enfant jusqu'à ce qu'on les lui reprenne. Mais j'étais un homme, jarnidieu I et je m'en suis fait des armes.

MAUREPAS, & Fitz-Onnall.

Que dit-il ?

FITZ-ONNALL.

Il oublie, monsieur le comte, qu'il vous a montré luimôme le gage matériel qui constatait son droit.

FANFAN

Ce chapelet, je n'en étais que le dépositaire; celui à qui il appartient, le véritable héritier des La Tour-d'Avon — un acte authentique en fera fçi -^ c'est mon ami d'enfance, c'est Angélus,

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