‹ Fanfan la TulipeChapitre 21 sur 126 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GUILLBMBTTB.

Bon Dieu I où prendras-tu cet argent-là, Angélus ?

ANGELUS

Sois tranquille !

FANFAN, à Ramponnean.

Où diable Angélus a-t-il trouvé la somme?

RAMPONNBAU.

Hé ! hé! dans ma poche, parbleu !

FANFAN

Comment ?

RAIIPONNBAU.

Je Tai acheté tantôt au nom du roi.

FANFAN

Ah ! mon brave Angélus I

LE BAILLI

La maison, à présent. A cinquante écus, elle ne sera pas chère, j'estime. Gomment I on ne dit mot? Eh bien! à cent livres ?

FANFAN, bas à RampoDneau.

Il n'a plus le sou. Allez I

RAMPONNBAU.

Oui, à cent livres.

ANTOINE

Cent cinq.

RAMPONNBAU.

Cent cinquante.

ANTOINE

Cent cinquante-cinq.

RAMPONNBAU.

Deux cents.

Si FANFAN LA TULIPE.

ANTOINK, fapplié par GuiUemeite.

Oh I mais, c'est terrible I — Deux cent cinq.

RAMPONNBAU.

Deux cent cinquante.

ANTOINE

Allons» mon va-tout I Deux cent cinquante-cinq.

PAN PAN y bat,à Bamponneau.

Enlevez I enlevez I En avant I

RAMPONNEAU

Trois cents livres I

ANTOINE, à GnUlemette.

Ah I j*ai fait tout ce que j'ai pu.

LE BAILLL

Trois cents livres ? C'est bien vu, bien entendu ? — Adjugé.

GUILLBMETTE.

C'est donc finil — Adieu, notre pauvre chère maison ! (au baiiu.) Voilà les clefs, monsieur ; donnez-les au nouveau propriétaire.

LE BAILLI, offlrant les cleb à Ramponneau.

Monsieur, les clefs de votre maison.

RAMPONNEAU, les passant & Fanfan .

Mon cher, si vous voulez entrer chez vous.

FANFAN, les rendant & Guillemette.

Si tu veux rentrer chez toi, ma petite Guillemette.

ANGELUS, se jetant au cou de Fanfan.

Fanfan I

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