ACTE IIL
F AN F AN, arec une galanteri« supérieure»
Or çà, belle dame!..,
ANGÉLUS
Tais-toî donc ! c'est moi I
FANFAN
Angélus I
ANGÉLUS
Tu es ici !
FANFAN
C'est ici qu'on l'a amené I
ANGÉLUS
Eh I oui. Sous ton nom.
Voilà qui est forti
ANGÉLUS
Hier soir, le laquais qui m'a ouvert la voiture m'a demande commentée m'appelais, et, selon tes instructions, j'ai répondu: Fanfan la Tulipe.
FANFAN
Ah çàl on me voulait donc deux fois dans ce logis? Qu'eslH^ que cette aventure en partie double?
ANGÉLUS
Quand on m'a fait descendre de carrosse, je n'ai pu rien voir dans la nuit. Et toi, sais-tu où nous sommes?
FANFAN
Nous sommes à Versailles.
ANGÉLUS
Et chez qui?
FANFAN
Chez le roi de France donc ! au châteaij ! J'espère quç le Fppfan est demandé à la cp^ir !
Aa château I oh I mais tu sais que AT** Blanche y demeure. Dieu! je serais si près d'elle!
FANFAN
Quand je te disais que je te ferais transporter et héberger gratis! Mais, voyons, tâchons de nous y retrouver dans ce colin-mailiard. Qu'est-ce qui t'est arrivé â toi? Moi, quand la voiture s'est arrêtée, on m'a fait monter deux étages, on m'a introduit dans ce salon, on a exigé ma parole d'honneur de ne pas en sortir. Je me suis assoupi, je viens de me réveiller. — A ton tour.
ANGÉLUS
Mon histoire n'est pas plus avancée que la tienne. On m'a logé au rez-de-chaussée dans un cabinet sans fenêtre, et on a tiré sur moi les verrous. Ennuyé de veiller et d'attendre, j'ai découvert dans la muraille la porte dérobée d'un escalier de service, j'ai grimpé deux étages, traversé trois pièces, et me voilà.
TANPAN.
Très bien! Sais-tu l'heure qu'il est?
ANGÉLUS
Le jour commence à poindre. Mais tout dort encore.
FANFAN
Et pourrais-tu retrouver ton chemin jusqu'à ta chambre?
ANGÉLUS
Parfaitement. Trois pièces à traverser et trente-six marches à descendre.
FANFAN
Eh bien, vite et vite. Angélus, redescends-moi tes trentei^ix marches et rentre dans ta cage.