ACTE PREMIER
BIJOU, ahuri.
Ah! oui.
SAVERDY.
Tu l'as vue?
BIJOU, même jeu.
Ah! non.
SÀYERDY.
Mais je favais dit...
BIJOU, même jeu.
Ah! oui.
SAVERDY.
Et tu n'as pas fait...
BIJOU, même jeu.
Ah! non.
SAVERDY.
Ah ! tu es trop bête.
BIJOU, même jeu.
Ah! oui... c'est-à-dire... non.
SAVERDY.
Voyons, je t'envoie pour ne pas éveiller les soupçons de la police...
BIJOU
Ah! vous m'envoyez? Eh bien! vous avez joliment réussi.
SAVERDY.
Tu devais prévenir Fanfreluche que sa sœur Brézette a besoin d'elle.
BIJOU
Comment! Fanfreluche, cette costumière, est la sœur de mademoiselle Brézette, la chanteuse?
SAVERDY.
Hé! point n'est besoin de le dire, elles se ressemblent à les confondre.
BIJOU
Ah bah!
SAVERDY.
Oui, la costumière est le portrait vivant de la chanteuse ; seulement Fanfreluche a les cheveux roux comme l'or fauve...
BIJOU, avec amour.
Et mademoiselle Brézette est blonde comme les blés.
SAVERDY, regardant autour de lui.
Personne sur la place... Entre vite... et fais ma commission.
BIJOU
Oui, monsieur le comte... (En s'éioîgnant.) Vais voir le portrait de Brézette... Oh! tais-toi, mon cœur.
Il entre dans le magasin à droite.