‹ FanfrelucheChapitre 45 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BRÉZETTE, indignée.

Oh!

BOMBONNE.

Parole d'honneur!

BRÉZETTE.

C'est une calomnie!

BOMBONNE.

Ma petite Fanfreluche, je le tiens de quelqu'un qui sait à quoi s'en tenir.

BRÉZETTE, finissant par sangloter.

Quelqu'un vous a dit?. . Ah! c'est indigne... c'est misérable, c'est lâche! Attenter ainsi à la réputation d'une femme!... d'une femme qui n'a personne pour défendre son honneur... Ah!... c'est lâche! c'est misérable, c'est indigne !

BOMBONNE, à lui-même.

Diable! comme elle défend la vertu de Brézette! (Haut.) [Via chère Fanfreluche, voyons, il faut être raisonnable... cela devait arriver un jour ou l'autre... Eh! bien, c'est arrivé !

BRÉZETTE, se redressant.

Vous dites?

BOMBONNE.

Je dis qu'elle a lancé sa première roulade par dessus les moulins ; je connais le gaillard qui l'a entendue.

BRÉZETTE.

Dites tout de suite que c'est vous!... Ah! je suis bien bonne de me faire du chagrin... (a part.) On se sera moqué de lui.

BOMBONNE, minaudant.

Non, non, ce n'est pas moi... ne me fais pas dire ce que je ne dis pas... (a part.) Elle est jalouse... (Haut.) C'est un ami intime qui n'a pas de secrets pour moi... mais ce n'est pas moi!

BRÉZETTE.

N'insistez pas... On vous connaît... votre réputation n'est pas meilleure que celle que vous prêtez à Brézette.

BOM BONNE

Vraiment? Qu'est-ce qu'on dit de moi?

BRÉZETTE.

On dit... (a part.) Tu vas me payer ton méchant propos. (Haut.) 0n dit...

COUPLETS

Vous avez la parole tendre, Vos aveux embrasent le cœur, Mais on dit que de cette ardeur On aurait tort de rien attendre.

Vous parlez très bien sans doute Le langage des amours, Mais on dit qu'en vos discours Vous restez souvent en route.

Ah! ah! ah!

REFRAIN

A votre âge, mon maître, Sachez en convenir, On ne doit rien promettre, ,R. x Quand on ne peut tenir. ^ ''

Vous aimez les plaisirs faciles, Vous suivez les sentiers battus, Car on dit que vous n'êtes plus Pour les vaillances juvéniles.

Vous voulez nous faire un conte De vos généreux transports, Mais les plus simples efforts Vous feraient tomber de honte.

Ah! ah! ah!

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