ACTE TROISIEME «JO
BIBNHEIM.
Adieu, madame !
MARIE
Commenl ? adieu I
BIRNHEIM.
Ma première idée était de partir sans avertir personne, mais puisque vous êtes là...
MARIE
Et pourquoi partez- vous?
BIRNHEIM.
Pourquoi je pars?...
MARIE
Oui...
BIRNHEIM.
Avez vous quelquefois vu un oiseau, un pauvre petit oiseau, fasciné par un serpent?
MARIE
Non, mon ami I
BIRNHEIM.
Moi non plus, du reste... mais des voyageurs qui avaient vu la chose, m'en ont fait des récits effrayants. Le serpent ne bouge pas et se contente d'ouvrir un... un palais énorme. Le petit oiseau saule... comme cela, de droite à gauche... et toujours en se rapprochant... Après chaque saut il s'arrête un instant et pousse des petits cris plaintifs... puis il se remet à sauter... plus près, plus près toujours, jusqu*à ce que... crac... un dernier saut... l'oiseau s'engouffre et le serpent se referme î
C'est affreux, mais je ne vois pas...
BIRNHEIM.
Vous ne voyez pas?... vous ne voyez pas que depuis vingt» quatre heures... Fanny Lear...
MARIE
Ah I... alors, le petit oiseau?,..
BIRNHEIM.
C'est moi ! adieu.
MARIE
Adieu !... puisqu'elle vous fait si peur !
BIRNHBllf *,
, Seulement, un mot encore ?
MARIE
Lequel ?
BIRNHEIM.
Quand je serai parti d'ici, vous ne tarderez pas, sans doute, à vous apercevoir... que j'ai emporté quelque chose...
MARIE
Et quoi donc ?
BIRNHEIM.
Je ne peux pas vous le dire, vous verrez bien... Ma conduite sera jugée sévèrement peut-être... on m'accusera et on aura raison, mais ça m'est égal. Adieu.
MARIE
Adieu !
BIRNHEIM.
Et pas un mot I...
MARIE
Pas un mot. C'est entendu ! (Birnbeim rentre dan» le ehitean.) Qu'est-ce qu'il pourra bien emporter ?
Entre Callières.