‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 8 sur 101 · ACTE PUEMIER · texte numérisé non relu

ACTE PUEMIER

bien que nous fassions une visite le jour môme de notre arrivée ici.

Entre Pierre, par le fond à gaacbe PIERRE.

La voiture est avancée, monsieur!

BRÉDIF

Merci. ••

Pierre s'en ra.

Eh bien, si vous avez plus de bonheur que les autres, et si on vous laisse pénétrer aux Roches-Blanches, vous ferez bien plaisir aux gens du pays en les renseignant sur ce qui se passe au château.

BRÉDIF.

Gomment, si on nous laisse pénétrer.'

FRONDEVILLE

La vérité est que l'on n'y entre pas très- facilement. Et moi-même, après deux tentatives, j'ai été obligé d'y renoncer*

MADAME BRÉDIF.

Ah çà ! mais c'est donc un château d'Anne Radclifife, ce château!...

FRONDEVILLE, sinistre.

Voulez- vous que je vous raconte ce que m'a raconté l'adothicaire.

BRÉDIF.

Quel apothicaire?

FRONDEVILLE

Bidard... l'apothicaire des Charmerettes, notre apottiicaire à nous...

MADAME BRÉDIF

Racontez, je veux bien...

FRONDEVILLE

Il y a quelque temps, Bidard eut à porter de la camomille au château ; il marcha derrière le domestique, sans faire de bruit et put se faufiler ainsi avec sa camomille, jusqu'à un j)eiit salon au premier étage.

6 FâNNT LEâR

MADAME BREDIF.

Vite, monsieur, je vous en prie... •

FRON.DEVILLE.

Là, il entendit des cris, comme d'une femme et d'un vieillard qui étaient en train de se disputer... il supposa que c'était le marquis et la marquise.

MADAME BREDIF.

Dépôchez-vous, monsieur Brédif. (a Frooderilie.) Est-ce qu'il faut longtemps pour aller aux Roches-Blanches? FRONDE VILLE, en riant.

Cinq minutes pour aller, cinq pour revenir... donc...

Il regarde sa montre. — Kntre Niqoette.

NIQUETTE

Monsieur, c'est le garde. Il vient pour les ordres?

FRONDEVILLE

Ah! oui, je l'avais demandé... (a Birnbeim et li Brédif.) Vous chassez demain matin, tous les deux ?

BIRNHEIM.

Je crois bien que nous chassons...

FRONDEVILLE, à Niqnelte.

Eh bien, qu'il attende... (a Brédif.) Vous lui parierez à voire retour... il n'attendra pas longtemps...

MADAME BRÉDIF.

Vraiment, vous croyez qu'on ne nous laissera pas?,..

Nous verrons bien.

Il fait un pas ponr sortir arec oUot MADAME BRÉDIF.

Restez, restez!...

FRONDEVILLE

Mais pas du tout, je veux vous mettre en voituro.

BRÉDIF.

A tout à l'heure, monsieur»

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