‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 84 sur 101 · SCÈNE VIII NORIOLIS, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII NORIOLIS, LA MARQUISE

Noriolis menaçant marche vers Fanny Lear. — Celle«ci le regarde.

— Scène muette* — Noriolis s'arrête et finit par reculer jusqu'à son

fauteuil à droite.

LA MARQUISE, la voix douce^

Allons.,, du calme... du calmé... Vous savez bien que vous ne m'avez jamais fait peur à moi... (Elle le fait asseoir dans un faotenil.) Meltez-vous là... à la bonne heure... Êtes-vous bien?

NORIOLIS.

Brisé... mort...

LA MARQUISE

Ah ! ce n'est pas ma faute... je ne vous tourmente jamais, moi î...

NORIOLIS.

Ces deux hommes qui sont venus...

LA MARQUISE

Pour vous demander Geneviève ?

NORIOLIS.

Ah ! oui... oui...

Moment de silence.

LA MARQUISE

Eh bien ! mais... si vraiment vous croyez que cette jeune fille ne doit pas rester ici...

«Noriolis, la Marquise.

il8 FANNY LEAR

NO RIO us, abattu.

Ce que vous voudrez.

LA MARQUISE

Je ne vois aucun inconvénient à la marier^ quant à moi t

NORIOUS.

Ce que vous voudrez, je vous dis...

LA MARQUISE

Il ne s'agit pas de ce que je veux... Il s'agit de ce que vous voulez, vous... car c'est vous seul, vous le savez bien...

NORIOLIS.

Eh bien ! je ferai, moi, ce que vous me direz de faire... C'est à cela que vous voulez arriver, n'est-ce pas ? je ferai ce que vous me direz...

LA MARQUISE, soaria&i'^.

Écrivez alors...

NORIOLIS.

Oui! oui!...

La marquise prend sar le gaéridon, da papier, des plumes, et les place devant le vieillard. — Noriolis la regarde. — Scène muelte. LA MARQUISE, dictant.

a Cher monsieur, nous partons demain pour Florence. »

NORIOLIS, s'arrêtant.

Ah!

Oui, l'air de ce pays n'est pas bon pour vous, décidément... (Dictant.) a Nous partons demain pour Florence^ je serai » charmé que vous veniez nous y retrouver le plus vite pos- » sible. [Entre deneviève, elle s'arrête au fond et écoute.) J'ai reçu la » lettre dans laquelle vous me demandez la main de Geneviève » de Noriolis, ma petite-ûlle... »

NORIOLIS.

La lettre?

LA MARQUISE

Oui, je Tai reçue, moi... Écrivez : « L'invitation que je » vous envoie vous fait assez connaître quels sont mes senti- » ments. »

* La Marquise, Noriolif •

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