‹ Fanny Lear: comédie en cinq actesChapitre 90 sur 101 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BIRNHEIM, NIQUETTE*.

Birnheim tont de son long étenda sor nn canapé. — Niqaette derrière le canapé soignant, Birnheim, lai faisant dn thé.

BIRNHEIM.

Ah! Niquette...

NIQUETTB. '

Eh bien, monsieur.

BIRNHBIM.

Taurais mieux fait de prendre le chemin de fer et de partir avec vous.

NIQUETTE.

C'est mon avis, monsieur.

BIRNHEIM.

Si j'étais parti, je n'aurais pas assiste à cette scène...

NIQUETTE.

Et vous n'auriez pas froissé une personne... sensible... en la faisant poser à la gare... pendant deux heures.

BIRNHEIM.

C'est vrai... il y a ça encore... Niquette?...

NIQUETTB.

Monsileur...

* Niqaette Birnheim, •

ACTK CINQUIÈME 123

BIRNHEIH.

Et cette tasse de thé?

NIQUETTE, avec calme.

Je Tai bue, monsieur.

BIRNHEIU.

Ah!

Je ne trouve pas ça bon, moi, le thé...

BIRNHEIM.

Vraiment...

NIQUETTE.

Pas bon du tout...

BIRNHEIM.

Eh bien, là, vrai, j'en suis bien aise... cela me permet d'espérer que si vous avez la bonté d'en verser une seconde tasse, vous me la donnerez au lieu de la boire.

NIQUETTE, lui donnant une tasse de thé.

Deux heures à la gare^ deux heures... Tenez.

BIRNHEIH.

Merci...

NIQUETTE.

Cela va-t-il un peu mieux?...

BIRNHEIM.

Oui... et j'espère maintenant qu'avec une demi-heure de sommeil...

NIQUETTE.

Une demi-heure de sommeil.... Ah 1 bien, il ne s'agît pas de dormir, monsieur... il s'agit de m'en tendre.

BIRNHEIM '^.

Qu'est-ce qu'il y a encore?

NIQUETTE, a?ec dignité.

Il y a que je viens vous prier de me rendre ma lettre, monsieur.

BIRNHEIM.

Votre lettre... vous me la redemandez?...

NIQUETTB.

Oui...

*Binibeim,Niqnette.

124 PANNY LEAa

BIRNHEIN.

C'est 6nî alors, Niquelle?

NIQUETTE.

C'est fini...

BIRNHEIM.

Déjà! Je pensais bien que ça ne durerait pas longtemps, mais...

NIQUETTE.

Qu'est-ce que vous dites?...

BIRNHEIM.

Rien, Niquelle, rien.... Ainsi, c'est uni. Nous ne nous aimons plus ?

NIQUETTE.

A qui la faute, monsieur, et le moyen d avoir un peu de conûance en vous.

BIRNHEIM.

Vous n'avez plus de conûance ?

Plus une miette, monsieur, plus une miette.

BIRNHEIM.

Ah! Niquelle... je n'accepte pas ces reproches... Non, je ne les accepte pas et jV répondrai... mais plus tard... En ce moment, il m'est impossible, (s'endormaot.) Vous voyez, malgré moi... savez-vous ce que vous feriez, Niquetle, si vous étiez bonne?

NIQUETTE.

Qu'est-ce que je ferais ?

BIRNHEIM) indiqaant la porte à gauche.

Vous iriez là me chercher un second coussin. Niquetle, •joyez bonne.

NIQUETTE.

Le méritez-vous?

BIRNHEIM.

Oui, je le mérite, (indigaation de Niquetle.) Je le mérite par la franchise avec laquelle j'avoue que je ne le mérite pas. ,. Là

Page 1