‹ FantasquesChapitre 137 sur 163 · CAUCHEMAR ANCIEN · texte numérisé non relu

CAUCHEMAR ANCIEN

Je me trouvais couvert d'une ombre

Durement déchirée

Par d'affreuses lueurs pourprées.

Autour de moi, j'apercevais quelques décombres

De rêves anciens. J'avais froid.

Une maigre figure

Me regardait, de maigres doigts

Serraient mon cœur et je sentais une morsure

A mon cou ; je souffrais, je me plaignais ; du sang

Coulait sur ma poitrine, à lourdes gouttes.

Un homme bien vêtu me raillait en passant

Sur cette route

Blanche, sans arbres, toute nue.

Où je devais marcher, où s'ouvraient de grands trous.

Soudain vous m'êtes apparue.

— J'en garde un souvenir si lumineux, si doux,

^ue j'ai tout oublié de mes rêves amers

Et je crois même

Que j'aime

Avoir souffert.

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