SOUVENIRS D UN PAYSAGE LOINTAIN
Me retrouver loin des rues,
Loin du tumulte toujours accru
Que font les hommes d'ici-bas,
En ce pays,
Par leurs combats !
Me retrouver dans la plaine où le riz
Foisonne,
Contre la glaise humide et rouge,
Où, dans Therbe, le serpent bouge,
Où les fleurs s'étonnent
D'être si belles et si brèves.
Où la terre est pleine de sève,
Où les oiseaux ont tant d'éclat!...
Banyans noueux chargés de pierres
Que leurs racines enserrent
De cent bras !
Bosquets de bambous bleus qui redisent,
D'une voix fine et jamais importune.
De très vieux secrets à la brise.
Sous l'œil si jaune de la lune !