‹ FantasquesChapitre 148 sur 163 · PROMENADE NOCTURNE · texte numérisé non relu

PROMENADE NOCTURNE

Promenons-nous, mon cher amour,

Le soir est tendre ;

Sortons par la ruelle du faubourg.

La lune, au bord du ciel, a des tons d'ambre

Qui, peut-être, vous plairont.

Sur la route paisible où tombe

L'ombre,

On entend, tout au loin, des appels de clairon.

Nous parlerons de nos chers souvenirs

Devant les prés couleur de cendre;

Nous saurons même nous comprendre

Sans rien dire...

Puis, comme il sera tard, nous rentrerons en ville

Par la rue Alexandre Dumas, très tranquille

A cette heure. Enfin, quand nous aurons

Dépassé la boutique du charron

Et suivi le mur de l'église

Jusqu'à l'ancien abreuvoir

Qu'elle domine en son manteau de pierre grise

Nous nous dirons à voix basse : au-revoir !...

DLI PRÉTENTION

De ce rôle de reine au milieu de sa cour

Je ne vois plus que le costume.

Redevenez bourgeoise! Un palais fait de brume

S'évanouit avec le jour.

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